Happy Times 28 octobre
PROCHAIN RENDEZ-VOUS AU FOOTSBARN THEATRE -- LA CHAUSSEE
CINEMA
HAPPY TIMES
Film chinois réalisé en 2002 par Zhang Yimou
Synopsis
Zhao, ouvrier fraîchement retraité, tente pour la énième fois de trouver l’âme sœur par le biais d’une agence matrimoniale. Incorrigible bonimenteur, il pense avoir trouvé la perle rare. Mais la pimpante mère de famille aux formes généreuses recherche avant tout un bon parti et se montre plus qu’exigeante. Pour l’épouser, Zhao doit rassembler une petite fortune. Il fait alors appel à la générosité de ses amis pour réunir le montant exigé, mais celui-ci est bien trop élevé. Avec la complicité de son ami, Zhao va s’improviser directeur d’hôtel…
Quelques mots de plus
Zhao Benshan, comique très populaire dans l’empire du milieu, sait retranscrire à merveille les évolutions et les contradictions de son personnage volubile et sincère, personnage principal de Happy Times. On découvre également une actrice au talent indubitable, à la silhouette gracile et chétive, qui illumine et transporte le spectateur entre la joie juvénile de la découverte et la détresse, toujours avec force et détermination.
Cinéaste de la 5ème génération, Zhang Yimou signe ici une oeuvre nerveuse, totalement immergée dans la Chine urbaine et la frénésie du monde. Pions sur un échiquier où ils n’ont pas choisi leur place, les personnages du film finissent par devenir des cailloux de Petit Poucet, des repères lumineux que l’on guette avec plaisir. Car Happy Times est un film citadin, grouillant de pantins désorientés qui finissent par trouver leurs marques dans l’espace, aussi labyrinthique soit-il. A l’image de cette très belle séquence où l’héroïne aveugle s’échappe sur un terrain vague, et savoure, bras tendus dans le vide, la douceur de l’infini. L’absence de barrières.
Zhang Yimou, réalisateur
Né en 1950 en Chine populaire, Zhang Yimou devra attendre la fin de la révolution culturelle pour intégrer l’Institut du Cinéma de Pékin et se former à la prise de vue. En 1987, il réalise, avec son actrice fétiche Gong Li, son premier film « Le Sorgho rouge » qui reçoit l’Ours d’or à Berlin. Son film suivant « Epouses et Concubines » se heurte à la censure en Chine mais rencontre un succès magistral à l’étranger (Lion d’argent à Venise), où on loue la beauté de ses images et l’usage des couleurs faits par le jeune réalisateur chinois, en prise de distance avec le style traditionnel. Mais si l’on fait souvent référence à la qualité visuelle de ses œuvres, il est avant tout un metteur en scène qui a déjà marqué son époque. Sachant tirer la richesse de situations simples en apparence, il raconte la vie de la Chine, ses histoires, ses réalités, ses problèmes.
Autres films « Pas un de mois », « Quiu Ju, une femme chinoise », « Hero », « Vivre! »…
Soupe maison et court métrage venu d’ailleurs offerts avant la séance
Entrée 5€ pour tous







