LENINGRAD COWBOYS GO AMERICA – Projection dimanche 5 juin

PROCHAIN RENDEZ-VOUS
AU FOOTSBARN THEATRE - LA CHAUSSEE

Lenin

CINEMA


DERNIERE SEANCE … AVANT LA PROCHAINE ?


LENINGRAD COWBOYS


Dimanche 5 juin à 20h

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LENINGRAD COWBOYS GO AMERICA
Film finlandais réalisé en 1989 par Aki Kaurismaki

Synopsis
Sur leur tête, les bananes capillaires sont démesurées… au moins autant que leurs boots pointues ; mais tel est le look assumé des Leningrad Cowboys, qui avouent être un groupe de rock’n'roll déplorable.
Avec l’excuse de n’avoir jamais entendu le mot rock’n'roll dans leur Sibérie natale. La troupe part alors à l’assaut des clubs américains, les clubs les plus inimaginables bien entendu, à travers une traversée épique du continent… jusqu’au Mexique.


Quelques mots de plus

pour lire quelques critiques sur le film et voir la bande annonce : cliquez ici

Facteur, plongeur et critique de film avant de se consacrer au cinéma, Aki Kaurismaki réalise un premier documentaire « The Saima gesture » en 1981. Il impose son goût pour le drame et la comédie ensuite avec « Ariel », puis « La Fille aux allumettes ». Exilé en Grande-Bretagne puis en France au début des années 90, il réalise « J’ai engagé un tueur » et « La Vie de Bohème ». Après avoir donné une suite à « Leningrad cowboys go America » -- « Les Leningrad cowboys rencontrent Moïse », il revient à des sujets plus sérieux avec « Au loin s’en vont les nuages », vainqueur du prix œcuménique au Festival de Cannes 1996. En 1999, il s’essaie au cinéma quasi expérimental avec « Juha », film muet en noir et blanc. Après une absence de cinq ans, Aki Kaurismaki signe son retour en 2006 avec « Les Lumières du Faubourg », projeté à Cannes en compétition officielle. Ce film sur la solitude clôt la « trilogie des perdants » commencée avec « Au loin s’en vont les nuages » et « L’Homme sans passé ».


Soupe maison et court métrage venu d’ailleurs offerts avant la séance
Entrée 5€ pour tous


****

Pour plus d’informations : 04 70 06 84 84 / caroline@footsbarn.com


Pour venir à La Chaussée : le lieu du Footsbarn Theatre est situé sur la D11
entre Vallon en Sully et Cosne d’Allier, sur la commune de Maillet
.



VODKA LEMON . le dimanche 6 mars à 20h

CINEMA


Dimanche 6 mars à 20h


au Footsbarn -- La Chaussée

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VODKA LEMON
Film réalisé en 2004 par Hiner Saleem

Synopsis
Sept dollars par mois de retraite, une armoire, un vieux téléviseur soviétique et un costume militaire pour tout capital, Hamo, bel homme de soixante ans, vit dans un village kurde d’Arménie avec l’un de ses fils et sa petite fille. Une lettre de son deuxième fils arrive de France. Une rumeur se propage selon laquelle l’enveloppe serait pleine de dollars…

Quelques mots de plus
Des paysages nus et enneigés, tour à tour brumeux et lumineux, quelques maisons, des chaises dehors en attente d’un avenir meilleur, un village perdu d’Arménie, avec sa guinguette à vodka et son cimetière. Toute entreprise plantée dans ce paysage prend alors un aspect à la fois fantastique et burlesque ; Hamo qui cherche à vendre son armoire qu’il transbahute sur son dos, Nina qui vend de la vodka au goût d’amande au milieu du nulle part, un repas de noce pris dans la neige. Hamo et Nina, tous deux veuf et veuve, se rendent sur la tombe de leurs époux respectifs et finiront par se rapprocher, tant la vie et la solitude sont rudes. Hiner Saleem parvient avec des bouts de ficelle à créer un univers décalé ponctué d’humour et de fantaisie. « Notre passé est triste, notre présent est catastrophique, mais, heureusement, nous n’avons pas d’avenir » disait le grand père du réalisateur, une phrase drôle et terrible qui pourrait donner le ton du film. Il conte les petits bonheurs débrouillards d’un monde en péril. Un p’tit verre de vodka pour lutter contre le froid, l’ennui, en geste de salut, c’est un rituel qui les protège. Il faut dire que par le froid glacial que nous montrent ces étendues glacées, on comprend mieux le besoin de ce petit remontant.

On y trouve un lien avec le film géorgien « Depuis qu’Otar est parti », mais aussi une proximité avec Kusturica dans l’utilisation de la musique et d’une certaine folie. C’est porté par la clarinette du début, de la petite musique d’Adamo jusqu’au piano de la fin, qu’il faut écouter ce film. Car cette musique, douce, féroce et mélancolique ouvre une des portes de cette histoire.

Prix San Marco à la 60ème Mostra de Venise : meilleur film dans la sélection Contre courant

Hiner Saleem, le réalisateur
Né en 1964 au Kurdistan irakien, Hiner Saleem, le réalisateur, a du fuir son pays à l’âge de 17 ans pour d’échapper au régime oppressif de Saddam Hussein. Il lui faudra attendre la chute du régime dictatorial d’Hussein en avril 2003 avant de pouvoir retrouver son pays. Réfugié politique, Hiner Saleem vit à Paris depuis dix ans.
Vodka Lemon est le troisième film d’Hiner Saleem. En 1997 il réalisait Vive la mariée… et la libération du Kurdistan. Un premier film mis en scène dans les quartiers kurdes de Paris. Allait suivre Passeurs de Rêves en 1999, tourné comme Vodka Lemon, dans un village kurde d’Arménie, puis plus récemment « Kilomètre Zero ».


Soupe maison et court métrage venu d’ailleurs offerts avant la séance
Entrée 5€ pour tous



Happy Times

PROCHAIN RENDEZ-VOUS AU FOOTSBARN THEATRE -- LA CHAUSSEE


CINEMA

Dimanche 7 novembre à 20h

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HAPPY TIMES


Film chinois réalisé en 2002 par Zhang Yimou

Synopsis

Zhao, ouvrier fraîchement retraité, tente pour la énième fois de trouver l’âme sœur par le biais d’une agence matrimoniale. Incorrigible bonimenteur, il pense avoir trouvé la perle rare. Mais la pimpante mère de famille aux formes généreuses recherche avant tout un bon parti et se montre plus qu’exigeante. Pour l’épouser, Zhao doit rassembler une petite fortune. Il fait alors appel à la générosité de ses amis pour réunir le montant exigé, mais celui-ci est bien trop élevé. Avec la complicité de son ami, Zhao va s’improviser directeur d’hôtel…

Quelques mots de plus

Zhao Benshan, comique très populaire dans l’empire du milieu, sait retranscrire à merveille les évolutions et les contradictions de son personnage volubile et sincère, personnage principal de Happy Times. On découvre également une actrice au talent indubitable, à la silhouette gracile et chétive, qui illumine et transporte le spectateur entre la joie juvénile de la découverte et la détresse, toujours avec force et détermination.
Cinéaste de la 5ème génération, Zhang Yimou signe ici une oeuvre nerveuse, totalement immergée dans la Chine urbaine et la frénésie du monde. Pions sur un échiquier où ils n’ont pas choisi leur place, les personnages du film finissent par devenir des cailloux de Petit Poucet, des repères lumineux que l’on guette avec plaisir. Car Happy Times est un film citadin, grouillant de pantins désorientés qui finissent par trouver leurs marques dans l’espace, aussi labyrinthique soit-il. A l’image de cette très belle séquence où l’héroïne aveugle s’échappe sur un terrain vague, et savoure, bras tendus dans le vide, la douceur de l’infini. L’absence de barrières.

Zhang Yimou, réalisateur

Né en 1950 en Chine populaire, Zhang Yimou devra attendre la fin de la révolution culturelle pour intégrer l’Institut du Cinéma de Pékin et se former à la prise de vue. En 1987, il réalise, avec son actrice fétiche Gong Li, son premier film « Le Sorgho rouge » qui reçoit l’Ours d’or à Berlin. Son film suivant « Epouses et Concubines » se heurte à la censure en Chine mais rencontre un succès magistral à l’étranger (Lion d’argent à Venise), où on loue la beauté de ses images et l’usage des couleurs faits par le jeune réalisateur chinois, en prise de distance avec le style traditionnel. Mais si l’on fait souvent référence à la qualité visuelle de ses œuvres, il est avant tout un metteur en scène qui a déjà marqué son époque. Sachant tirer la richesse de situations simples en apparence, il raconte la vie de la Chine, ses histoires, ses réalités, ses problèmes.
Autres films « Pas un de mois », « Quiu Ju, une femme chinoise », « Hero », « Vivre! »…

Soupe maison et court métrage venu d’ailleurs offerts avant la séance
Entrée 5€ pour tous



Le Cerf-volant

CINEMA


Dimanche 3 octobre à 20h

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LE CERF-VOLANT


Film libanais réalisé en 2004 par Randa Chahal Sabbag

Synopsis

Le jour de son mariage, Lamia, une jeune fille de 16 ans, va traverser les rangées de barbelés qui séparent son village de celui de son cousin. Entre les deux villages, une frontière et plusieurs tours de contrôle. Le village de Lamia est libanais, le village de Samy, le cousin est annexé par Israël. Un passage ouvert sous contrôle des deux côtés permet aux mariés et aux cercueils des morts de regagner leurs différents villages d’origine. Lamia rejoint sa belle famille, quitte son frère, son école, son cerf-volant, sa mère, son passé, se refuse à son mari, et petit à petit tombera amoureuse du soldat qui depuis le premier jour la surveille.

Quelques mots de plus
Lamia vit dans un village coupé en deux depuis quelques années par un no-man’s land, une frontière large de quelques centaines de mètres, gardée par des miradors et entourée de barbelés. Séparées, les familles prennent des nouvelles les unes des autres par mégaphone, inondant les collines avoisinantes d’un climat d’étrange et paradoxale intimité. Ici, un village de montagne du Sud-Liban, où les femmes restent à la cuisine, les jeunes filles ignorent beaucoup de la sexualité, et où les enfants jouent au cerf-volant. En face, en Israël, un village occidentalisé pourvu en télévision, baskets, gameboy, et piscine. Là-bas vit le cousin à qui on a promis de donner Lamia en mariage, dès qu’elle aura atteint la puberté. La jeune fille et son amie en viennent presque à rêver d’être annexées.
Interprétée par Flavia Bechara qui fait ici ses débuts, Lamia charme par sa simplicité énigmatique. Quittant l’enfance pour l’âge adulte, en plein questionnement, elle cherche sa place. Un peu fleur bleue, mais plein de sincérité, et ancré à une actualité toujours brûlante, ce film emprunte les chemins de traverses d’une absurdité pleine de poésie.

Randa Chahal Sabbag, réalisatrice
Née en 1953 à Tripoli au Liban d’un père musulman sunnite, libéral, et d’une mère chrétienne irakienne et communiste, Randa Chahal Sabbag vient en France étudier le cinéma à l’Ecole Louis Lumière. Elle réalise son premier documentaire en 1979, puis poursuit son travail cinématographique entre documentaires et fictions, souvent tourné vers le Liban. En 2003, le film Le cerf volant reçoit le Lion d’argent à la Mostra de Venise.


Soupe maison et court métrage venu d’ailleurs offerts avant la séance
Entrée 5€ pour tous


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Pour plus d’informations : 04 70 06 84 84 / 06 86 55 26 66 / caroline@footsbarn.com
Pour venir à La Chaussée : le lieu du Footsbarn Theatre est situé sur la D11
entre Vallon en Sully et Cosne d’Allier, sur la commune de Maillet
.



Cinéma tous les premiers dimanches du mois

A 20h, tous les premiers dimanches du mois, nous vous invitons à un plongeon dans le cinéma du monde entier.

Au studio de La Chaussée, entre les vieilles pierres, bien calés dans un canapé, nous vous offrons soupe maison et court métrage, avant la projection du film. Notre sélection porte sur des films récents venus de pays étrangers.

Vous trouverez ci-dessous la programmation de août à décembre, un voyage entre la Mauritanie et l’Argentine, en passant par le Brésil, le Liban et la Chine…

A bientôt !

Programme Ciné Foots Août/Déc



CINEMA – le dimanche 6 juin – Ten, de Abbas Kiarostami

Tous les premiers dimanches du mois, depuis février, nous projetons un film dans le studio de La Chaussée. Notre sélection porte sur des films étrangers réalisés ces dix dernières années. Ils sont proposés en version originale. Un court métrage et une soupe maison vous sont offerts avant chaque projection, faisant de chaque séance un moment convivial.

Qu’on se le dise, chaque dimanche premier du mois, à 20h, un film sera projeté et une soupe servie !

Ont déjà été présentés cette année : « Le sel de la mer » de Annemarie Jacir (Palestine), « L’ange de l’épaule droite » de Djamshed Usmonov (Tadjikistan), « Les toilettes du pape » de Enrique Fernandes et Cesar Charlone (Uruguay), « Satin rouge » de Raja Amari (Tunisie), et bientôt :

 

TEN, de Abbas Kiarostami -- film iranien réalisé en 2002

Dimanche 6 juin à 20h

Au studio de La Chaussée

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Synopsis
Dix séquences de la vie émotionnelle de six femmes et les défis qu’elles rencontrent dans une étape particulière de leur vie, qui pourraient aussi bien être dix séquences de la vie d’une seule et unique femme…
 

Quelques mots de plus
Le film est composé de dix séquences, toutes se déroulent dans une voiture, conduite par une femme, circulant dans les rues de la ville. La caméra est proche des visages et la mise en scène s’efface au profit des acteurs et des dialogues. Le dispositif s’il semble ingrat et clos, révèle des personnalités et des débats extrêmement forts. On se dit que dans une voiture, les mots sont plus libres, hors d’écoute extérieure.
On écoute des histoires de femmes, iraniennes, où chacun pourra trouver un écho à ses propres relations. Véritable forum itinérant, la voiture de Ten, après la première longue séquence habitée par le jeune fils de la conductrice, n’accueillera plus que des femmes. Vieille femme, amie, prostituée ou future mariée, les confidentes de tout âge défendent chacune leurs convictions. Le film laisse librement circuler la parole. En chemin, la réflexion s’enrichit de points de vue divergents.
Kiarostami réinvente dans la contrainte un espace de liberté, ouvert aux émotions, déconstruisant les chemins habituels de la fiction pour mieux affronter le réel.
Différent des films que nous avons pu présenter jusqu’ici, celui-ci offre une expérience de cinéma, crée un dialogue dont la forme et le contenu nous ont marqués bien après la première projection.

Le réalisateur Abbas Kiarostami
Palmé d’or en 1997 pour Le Goût de la Cerise, Abbas Kiarostami est le chef de file du cinéma iranien. Né à Téhéran en 1940, le cinéaste a étudié les beaux-arts à l’Université de Téhéran avant de fonder le département cinéma de l’Institut pour le développement intellectuel des enfants et des jeunes adultes, fondation d’un véritable studio iranien. Il débute sa carrière de cinéaste en 1974 avec Le Passager et marque le monde du cinéma par des films d’une apparente simplicité qui jouent sur la frontière entre la fiction et la réalité. Membre du jury cannois en 1993, le réalisateur a toujours été bien accueilli à Cannes, malgré ses difficultés avec la censure iranienne. Cette année, il a présenté au festival de Cannes Copie conforme, son nouveau film avec Juliette Binoche.

Entrée pour tous : 5€
Pour plus d’informations : 04 70 06 84 84 ou caroline@footsbarn.com

Pour venir à La Chaussée : le lieu du Footsbarn Theatre est situé sur la D11 entre Vallon en Sully et Cosne d’Allier, sur la commune de Maillet